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2 terrier Ste-Serenne

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Randonnée des loges - 26 mars 2011

Texte de M. Dubois

 

La loge : petite constuction dans une vigne

 

Les cabanes de pierres ou loges sont encore nombreuses autour d'Angles sur l'Anglin. Elles ont été conservées en partie avec leurs murets qui délimitent chaque parcelle de terrain, dans la périphérie immédiate de cette belle localité. Le remembrement n'a pas eu lieu, fort heureusement.

On trouve ce genre de construction élémentaire dans tous les pays pierreux et calcaires en France. Les « bories » du Vaucluse, les « chibottes » du Velay, les « cadoles » du Mâconnais, les « garriottes » du Quercy, les cabanes du Chauvinois, etc.

 

Dès l'enfance, les paysans de ces régions prenaient l'habitude d'entasser les pierres en montant des murets d'épierrement, par lesquels on séparait les moindres parcelles d'exploitation des différents propriétaires et ces abris simples et exigus.

 

Pour les construire, il fallait choisir la pierre convenant à l'emplacement disponible et la faire déborder sur la pierre sous-jacente sans dépasser le centre de gravité. La voûte par encorbellement était solide. La calotte de pierre n'exerçait qu'une faible poussée sur les murs. Le linteau, grossièrement équarri, coiffait l'entrée étroite et basse qui parfois était close par une porte. On trouve encore des traces de gonds et des débris de porte.

 

 

À l'intérieur, on pouvait allumer un feu, car au-dessus de la voûte, une ouverture était pratiquée pour l'évacuation de la fumée. Une petite fenêtre complétait quelquefois cet aménagement.

Certaines loges étaient minuscules et pouvaient tout au plus abriter une musette et quelques outils. Par contre, d'autres, de par leur dimension, pouvaient protéger plusieurs animaux.

 

Ces loges, par leur aspect extérieur, peuvent être confondues, de loin, avec un amas de pierres, ou une portion de mur, d'autant que presque toutes les parcelles sont aujourd'hui en friche et ensauvagées. Cependant, quelques-unes, bien construites, en pain de sucre sont encore admirables.

 

Quant aux murs élevés en pierres sèches, ils jalonnent nombre de chemins de cette belle région. Chaque propriétaire conservait dans un coin de son champ un « chiron », tas de pierre en attente d'un futur emploi, soit pour élever un mur de séparation, soit pour construire un nouveau bâtiment.

(Les loges présentées dans cette page ne sont pas ouvertes au public. Afin de préserver leur caractère privé, leur localisation précise n'est pas indiquée).



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